ou Le jour le plus long ou Le Cauchemard ou Le Regret ou « J’ai
pas signé pour ça » ou « Si j’aurais su j’aurais pas venu », …
A notre
réveil chez Roselyn, un bon petit-déjeuner anglais nous attendait. Il nous
fallait bien ça puisque le trajet à réaliser était de 80 km. A notre départ
nous nous sommes mis en recherche de la gare pour prendre un train qui nous
aurait avancé de quelques kilomètres et éviter quelques montées que nous
savions fatales. Malheureusement le destin en a décidé autrement puisqu’il nous
aurait fallu prendre un train jusqu’à Londres pour ensuite revenir à 45 km de
notre point de départ. Prenant notre courage à deux mains nous nous résolûmes à
affronter la journée.
Après un
chemin agréable au bord de la mer les difficultés commencèrent, les Anglais n’ayant
de toute évidence jamais entendus parler de terrain plat ou de descente. Montées
après montées nous gravîmes l’Angleterre profonde, puisant dans des réserves d’énergie
insoupçonnées et vidant nos gourdes. En fin d’après-midi, assoiffés et morts[FM1]
de fatigue nous trouvâmes du réconfort dans une ferme où les vessies plus
délicates purent êtres vidés et nos gourdes remplies. Quelques kilomètres plus
tard nous apprîmes qu’il nous restait encore 30 km alors qu’il était déjà 17h.
La fatigue commençant à se sentir nous continuâmes courageusement. S’en suivi
un chemin interminable et monotone régulièrement ponctué d’attaques ciblées de
moucherons.
Nous arrivâmes extenués chez
Brian où nous apprîmes que les restaurants terminaient de servir à 21h alors qu’il
était déjà 20h50. Après avoir erré quelques temps dans la ville nous trouvâmes
un « Pizza express » salvateur où nous pûmes nous sustenter avant de
prendre une nuit de repos bien méritée.
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